Quid de la proprete ?

Posted by alex 4 Comments
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Je ne vais pas vous servir une synthèse de tout ce que l’on peut lire sur internet concernant l’acquisition de la propreté.

Je vais vous faire part de ma propre expérience tant certains grands moments de solitude sont susceptibles de faire écho à ceux que vous traversez actuellement.

En souhaitant que vous puiserez dans ce billet 1 ou 2 informations ou astuces qui vous aideront à tenir le coup !

Nous savions que l’acquisition de la propreté chez ‘Petite Chose’ ne serait pas une chose aisée avec l’arrivée d’un petit frère et d’une petite sœur à J-3 mois de l’entrée en maternelle. Nous le savions mais nous pensions néanmoins que, comme certains amis pouvaient nous le raconter, ce ne serait qu’une question de quelques jours.

Erreur ! Il n’y a pas de règle. A chaque enfant, son rythme.

Il faut également savoir que, comme me l’a récemment indiqué une psychologue, pour un enfant, observer ses selles quitter son corps correspond à voir partir une partie de lui-même. Pour un adulte, l’équivalent en terme de charge psychique correspondrait à la perte d’un bras… C’est un tout petit peu violent, vous en conviendrez.

On dit aussi qu’un enfant est prêt lorsqu’il sait monter et descendre les escaliers. Il s’avère qu’il est également sur le bon chemin lorsqu’il parle de lui à la première personne en utilisant le ‘je’.

Elle m’a très justement précisé par ailleurs que les enfants acquièrent la propreté, en moyenne, à 36 mois. En moyenne. Comprendre : certains seront aptes à l’acquérir à 28 mois et d’autres à 40. Aptes ? Tout est question de maturité neuro-psychomotrice. Lire : tout dépend d’une zone du cerveau. Il ne s’agit donc pas d’une question de volonté.

Votre enfant n’est pas propre parce qu’il ne le veut pas. Il n’est pas propre parce qu’il ne le peut pas. S’ajoutent les événements de la vie susceptibles de retarder ce processus parce que l’enfant ne veut pas grandir. Exemple : quand un bébé arrive, il se peut que l’aîné ait tendance à vouloir régresser. C’est normal.

Qui plus est, tous les gens passent leur temps (et vous aussi) à lui dire que s’il va sur le pot, ce sera un grand. Ça tombe mal. Il ne veut surtout pas grandir. Il veut rester, comme Petite Chose, ‘un tout petit peu petit et un tout petit peu grand’. Ça fait moins peur.

Et puis, comble de la contradiction, on passe notre temps à leur dire ‘qu’ils sont grands maintenant’ et on continue à leur interdire de faire plein de choses parce qu’ils sont trop petits…

Je vous dis tout ça comme si c’était une évidence. Sauf que je n’en savais rien il y a encore quelques mois et que j’ai pris la mauvaise direction : c’est bientôt l’entrée en maternelle. Il FAUT que ma fille soit propre. Et je lui ai, involontairement, transmis mon stress.

Le conseil de base est le suivant : on s’y prend suffisamment à l’avance pour que l’état d’urgence ne vienne pas parasiter le tout. Comme on me l’a très justement fait remarquer : aucun adulte ne porte des couches. Autrement dit, tout le monde finit par y arriver !

Je vous propose maintenant de partager avec vous la chronologie des événements, en 10 étapes clés.

Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.

1. Lui demander d’aller sur le pot avant le bain et après chaque repas. Si le pipi ne vient pas, ce n’est pas grave. Le pipi ne vient pas. Et ce, pendant des jours et des jours. Qui vous semblent durer des années.

2. Dévaliser la librairie locale de tous les livres sur le sujet. Voir T’Choupi, Isabelle, Petit lapin blanc et tous les autres aller sur le pot. Excepté votre enfant. En faire des livres de chevet. La nuit porte en général conseil. Ou pas.

3. Retirer les couches pour de bon et demander toutes les 5 minutes à l’enfant si il a envie de faire pipi. Se retourner à la 6ème minute et constater que le jean est trempé. Ne pas se fâcher.

4. Répétition de la phase 3 un nombre incalculable de fois. Devenir l’as de la serpillère et finir par se fâcher. Braquer l’enfant.

5. Promettre à l’enfant un poney pour Noël et une soirée en tête-à-tête avec Mickey. Essuyer un cuisant échec. Punir l’enfant : si tu ne fais pas pipi sur le pot, tu n’auras pas de poney à Noël. Essuyer un cuisant échec.

6. Obtenir un pipi sur les toilettes des grands. Y croire. Crier victoire et repartir à la case départ pendant 1 mois.

7. Laisser l’enfant nous accompagner aux toilettes. Oui. Le regretter aussitôt.

8. Remettre des couches dans l’espoir de tout ‘réinitialiser’. Votre enfant n’est pas un iPhone. Apprécier néanmoins cette pause (vous et votre enfant).

9. Retirer de nouveau les couches et passer des heures dans les toilettes à faire faire pipi et caca à Hello Kitty grâce à une petite bouteille d’eau et de la pâte à modeler (orange). Ah oui quand même. Je sais.

10. Obtenir les premiers pipis sur le pot.

La rentrée, c’est demain. Petite Chose est-elle propre ? La réponse est non. Pas totalement. Et vous savez quoi ? Ce n’est pas grave. Elle n’a pas encore 3 ans.

En revanche, nous savons qu’elle va finir par y arriver et c’est ce que nous allons nous efforcer de lui transmettre durant les semaines à venir.

J’allais oublier une dernière phase. La phase n°11 : jurer de déléguer l’acquisition de la propreté des Pin’s à Petite Chose. Et jubiler [intérieurement].

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4 Responses to ‘Quid de la proprete ?’

  1. Sandra dit :

    Le désespoir te rend hilarante!!! :)))
    Ma grande petite chose a été propre à 2 ans et demi en un rien de temps… le jour… Pour la nuit, on bataille toujours… Hum… Elle vient d’avoir 5 ans…

  2. 613 grammes dit :

    C’est bien connu : tous les grands comiques sont de grands dépressifs ;-) C’est moche de sourire du désespoir d’autrui ! Je t’embrasse et te souhaite une bonne nuit…

  3. Julie dit :

    Gabriel est propre la journée et il a 20 mois.
    Je suis hyper contente et en même temps j’avoue que je n’aurais rien pu faire sans ma nounou.
    Elle a identifié le rythme du petit et l’a mis sur le pot toutes les demies heures pendant 4 jours jusqu’à ce que le déclic opère.
    J’avais un peu peur que ça ne fonctionne pas car il commence à peine à s’exprimer et on sait à quel point il ne faut pas cumuler les exploits pour les petits !
    J’avoue qu’au début j’ai eu du mal à lui faire confiance et à le sortir sans la couche de peur qu’il fasse sur lui.
    C’est pour cela que selon moi le déclic doit aussi se faire chez les parents car une fois que j’ai pris sur moi et que je lui ai fais confiance tout s’est passé comme sur des roulettes !
    Cela dit, je suis tout à fait consciente que l’arrivée prochaine de sa petite soeur lui donnera certainement envie de régresser aussi je m’y prépare en me disant qu’il faudra s’armer de patience.
    Pour finir, je me doute de la frustration que tu as du ressentir avec Petite Chose mais de la même façon que les Pins lui ont donné l’envie de régresser ou couper l’envie de grandir, je pense que la maternelle pourra avoir sur elle l’effet inverse. En tout cas je croise les doigts pour vous et vous embrasse.

  4. 613 grammes dit :

    Être secondé dans cette démarche par la nounou par exemple peut s’avérer crucial. Nous, ça n’a pas été le cas. Mais tu as raison : leur faire confiance est primordial, en respectant leur rythme et en acceptant les ‘accidents’. En tous les cas, merci pour ce long témoignage et hâte de rencontrer la petite sœur de Gabriel. Tu dois être aux anges. On vous embrasse également.

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